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Inutile d'utiliser la torture : j'avoue ! Le bilan a été reporté d'une journée. Hier matin, les pieds sur la balance, j'ai franchement eu du mal à accepter le chiffre qui s'était inscrit "75.6". Non, non et non ! Ce n'est plus de la stagnation, c'est de la résistance ! Trop d'eau dans le corps, je me suis donné une journée de "désengorge ment". Apparemment, je fus bien inspiré, car, ce matin, devant mes yeux écarquillés s'est affiché :
Samedi 15 mars 2008 : 74,4
kg / 87 cm
Rappelons que j'étais parti avec 92.2 kg / 108 cm
Bilan dernière période
: - 600g
Bilan
: perte de 17,8 kg et 21 cm en 204 jours
Encore 400 malheureux petits grammes avant le résultat suprême ! En même, je me dis qu'il va falloir m'habituer à les revoir encore et encore ces grammes. Je suis en effet dans LA fourchette que mon médecine et moi avons décidé d'un commun accord de fixer. Rien au dessus de 75. Tout entre 74 et 75. Alors je commence cette semaine, pour la première fois, mon travail de "re-stabilisation" - activité que je suis condamné à mener à bien toute ma vie. Cela peut paraitre impressionnant dit comme ça. Et pourtant, c'est une super bonne nouvelle quand on y réfléchit un peu !
A suivre...
Autant je n'ai pas trop de mal à éviter les légumes le soir, autant, sincèrement, je n'arrive pas vraiment à m'en passer le midi. J'avais déjà dit que, petit à petit, je mettais en place une nouvelle formule du régime Dukan : une journée PL-PP (légumes le midi, protéines le soir). Mais comment ais-je donc fait dans les premiers mois du régime ? Là, au moment où j'écris, franchement, je ne vois plus clairement les choses : me suis-je vraiment et totalement passé de légumes à la cantine ? En tous les cas, aujourd'hui, je n'y arrive plus. Après presque 190 jours de régime, la lassitude est peut-être une explication. Mais cela me déçoit, car je sais que les résultats en seront pas aussi bons que je veux bien l'espérer. J'ai constaté, durant la dernière période, que le respect strict des journées PP était efficace. Et me voilà encore en train d'attendre la disparition de mon dernier kilo( et 300g). Je suis fatigué ce soir. Pire, lassé. Misons sur le fait que les bonnes nouvelles de demain matin me redonneront un peu de courage !
A suivre...
Qui a dit que l'enfer c'était les autres ? Sarte (Jean-Paul de son prénom) voulait dire que si les rapports avec autrui étaient un peu tordus, alors l'autre ne pouvait être que l'enfer. Effectivement, les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Donc quelle meilleure image puis-je avoir de moi-même si ce n'est celle que les autres veulent bien me renvoyer ? Et bien ce soir, ce fut assez pénible... On m'avait bien demandé - avec une délicatesse qui honorait mes futurs hôtes - si j'avais des aliments interdits. J'avais -poliment - rétorqué que viande et légumes me convenait parfaitement. Résultat : saucisse et lentilles. Me serais-je mal fait comprendre ou bien est-ce une boutade ? Apparemment, quoi que je dise sur moi, rien ne pourra empêcher que le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Ceci expliquerait cela... Ne pas être reçu comme on voudrait s'y attendre serait donc un signe immanent de mauvaise entente ?
En tous les cas, il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous. Un belle pensée de Sartre qui m'est revenue à l'esprit ce soir.
A suivre...
Difficile, très difficile cette période... Réception un soir, invité un autre : je navigue à vue entre les deux ! Inutile de passer par la balance : je sais qu'elle n'est pas contente. Même si l'eau est toujours mon amie (plus de 2 litres), même si je fuis les aliments les plus incongrus et gras, je ne parviens pas à tout éviter ! Ce n'est pas faute d'essayer, ni faire preuve de mauvaise volonté. Ce n'est pas une nouvelle fausse excuse dont j'avais jadis le secret : c'est la difficile réalité.
Ce soir, couscous familial. Oui, bon... Ok, pourquoi pas... Sauf que dimanche prochain, on est invité dans un restaurant marocain pour manger la même chose ! Oui, c'était une surprise, notre hôtesse du jour n'était pas au courant mais moi, entre les deux, je dois gérer ! Et je devrais perdre en même temps ? Impossible. Il me faut être réaliste : si je ne regagne rien, ce sera déjà bien. Eaux, PP, repas blanc, plus de fromage, pas de pain du tout même pendant les repas de Gala : je fais tout ce que je peux. Un peu en désespoir de cause, je l'avoue...
A suivre...
Ah non ! Trop c'est trop ! Convivialité ne doit pas forcément rimer avec obésité ! Enfin tout de même... Ce soir, sans vraiment me demander mon avis, il a été décidé que c'était soirée Pizzas ! Spontanément, je me suis alors mis en colère. Ce n'est pas le fait que cela tombe après une longue série de tentations-privations (et avant une nouvelle dés la semaine prochaine), mais plutôt celui qu'on ne passe qu'à manger des choses grasses ! Ras-le bol ! On ne peut pas se mettre à autre chose ? Je vous passe le fait qu'une fois encore, je vais jouer mon original-solitaire, et qu'on va encore me lancer de doux regards empreints de pitié et de jalousie. Je vous passe aussi celui qu'il me faut, à chaque fois, adapter ce que j'avais prévu initialement de manger. Mais bon sang de bonsoir : comment voulez-vous manger sainement si à la première occasion on se laisse aller au pire ?! Comment ? Alors bien sur ma colère a dérangé et c'est une bonne chose. Je pense que le message est passé. Bien sûr, pour ce soir, il était trop tard : les enfants prévenus, je n'ai pas le cœur de les décevoir. Mais j'ose espérer qu'une autre fois on tâchera de penser différemment. En fait, je suis en train de prendre conscience que mon régime n'est pas le plus dur : il va me falloir maintenant changer mon environnement. Et ça, c'est une toute autre affaire...
A suivre...
Petit carnaval à l'école de mon plus jeune ce matin. Au boulot, je n'ai pu l'accompagner comme je le faisais les années précédentes. Nous avons donc décidé de nous fêter tout de même l'évènement ensemble autour d'une crêpes-party... à laquelle je ne pouvais pas honnêtement participer ! Les résultats de la veille encore bien en tête, et bien conscient que ce soir, de sortie chez des amis, le GALA allait encore alourdir ma marche vers l'objectif 74, je me voyais mal craquer sur une crêpe, mais une simple au sucre ! Non, rien à faire. Alors j'ai mangé un fromage blanc. Puis un autre... ou plutôt non : j'ai transformé ce second en matière première pour une petite préparation pour galette Dukan (avec flocons d'avoine et de blé). Vite fait, bien fait, j'ai donc pu moi aussi étaler ma pâte sur l'appareil et déguster ma petite crêpe autorisée. Et mes enfants voulait même en manger ! Et pourquoi pas ? Après tout, il n'y a pas de mal à se faire du bien : ils y ont goûté et ont adoré. La prochaine fois, on va peut-être changer la recette de la pâte.
A suivre...
Gestion d'envies, d'interdits et de plaisirs. Cette journée fut celle de petits jeux gustatifs qui m'ont amusé. Rien de bien grave côté dépassement, mais le goûter fut le lieu de quelques tentations que je me suis amusé à contourner. J'ai osé prendre l'un, puis l'autre de ces biscuits pourtant interdits et je les ai savouré sans aucune arrière pensée ni mauvaise conscience. Une espèce de récompense après les bonnes nouvelles de la veille. Une sensation assez surprenante, sous le regard inquiet de mes proches qui me croient soudain possédé par le démon de renoncement total : pas de panique ! Juste un peu de plaisir, rien de bien important. Voilà certainement l'aspect du régime que je préfère : celui de m'avoir apporter ce nouveau plaisir gustatif. Une nouvelle façon d'appréhender les choses qui sont dans mon assiette, mais aussi ailleurs !
A suivre...
Une fois sortis du bus, vers 10h30, la question fatale est sur toutes les lèvres : "Quand est-ce qu'on mange ?". Elle n'aura de cesse qu'une fois le quartier libre du repas donné. Jusque là, inutile d'espérer leur attention réelle : elle est subordonnée à la tranquillité de leur estomac - tranquillité qu'ils assurent en mastiquant nombre de bonbons et barres chocolatées. L'heure du repas venue, certains se sont contentés de mélanger sachets de chips et sucreries, d'autres cumulent frites et abondante mayonnaise, puis une ou deux saucisses (monstrueuses, jusqu'à 50 cm pour certaines, voir la photo prise sur place). Une fois rassasié, le dessert s'impose : crêpe, gaufre, bonbons, chocolat, mais surtout pas de fruit ! Et on glisse doucement jusqu'au goûter, heure à laquelle la première station service venue est prise d'assaut pour être dévalisée de toute substance chimique, sucrée et grasse à la fois. C'est bien simple : l'odeur dans le bus en devenait insupportable, tant les "victuailles" transpiraient les graisses, le sucre et les produits chimiques ! Et si encore le phénomène était isolé... Hélas non ! Devant ma mine un peu écœurée (et mes carottes râpées au repas du midi...), certains n'ont même pas semblé gênés de mélanger tel biscuit "saveur barbecue" avec tel autre saveur acidulée. Et ils y ajoutaient même quelques frites. Ce fut proprement hallucinant ! Et rien en semble pouvoir les raisonner : c'est leur manière de s'éclater, apparemment. Ce n'est pas le cas de mes enfants. C'est déjà ça...
A suivre...
même si je cherchais à ne PAS me faire remarquer, je l'avoue : c'était râté ! Vous imaginez facilement le genre de nourriture qu'ils avaient préféré à la place...
Toujours dans la thématique confidence, ma coiffeuse, que je connais depuis maintenant plus d'une dizaine d'années (autant dire que nous vieillissons ensemble ;-)) a eu la délicatesse depuis septembre de ne me faire aucun commentaire. Mais cette fois, juste avant de quitter le salon, elle m'a demandé très discrètement si je n'avais pas perdu un peu de poids. Le sourire qui accompagnait sa question était si charmant que, pour la première fois, cette question m'a fait plaisir. J'ai alors compris que l'image qu'elle avait de moi avait bel et bien changée (c'est une grande sportive). Et bien ce nouveau regard me rend tout simplement fier. Simplement.
A suivre...
J'ai eu l'occasion de rentrer chez moi ce midi. J'ai préféré bravé la pluie afin de me retrouver dans mon "petit chez moi" pour ne pas subir le menu de la cantine (trop lourd aujourd'hui). J'avoue que cette coupure est toujours bien agréable. Seul, j'ai un peu l'impression de revenir quelques années en arrière lorsque, étudiant, je prenais plaisir à me préparer des petits plats. Quoi ? Je n'en ai plus de souvenir très précis. Rien de déséquilibré (je cherchais déjà à maintenir un certain poids), mais plutôt des hésitations dans les recettes. Aujourd'hui, les kilos en moins, les idées en plus, le repas est plus vite préparé : plus efficace et plus apprécié. Que demander de plus ?
A suivre...