13 posts tagged “choix”
Qui a dit que l'enfer c'était les autres ? Sarte (Jean-Paul de son prénom) voulait dire que si les rapports avec autrui étaient un peu tordus, alors l'autre ne pouvait être que l'enfer. Effectivement, les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Donc quelle meilleure image puis-je avoir de moi-même si ce n'est celle que les autres veulent bien me renvoyer ? Et bien ce soir, ce fut assez pénible... On m'avait bien demandé - avec une délicatesse qui honorait mes futurs hôtes - si j'avais des aliments interdits. J'avais -poliment - rétorqué que viande et légumes me convenait parfaitement. Résultat : saucisse et lentilles. Me serais-je mal fait comprendre ou bien est-ce une boutade ? Apparemment, quoi que je dise sur moi, rien ne pourra empêcher que le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Ceci expliquerait cela... Ne pas être reçu comme on voudrait s'y attendre serait donc un signe immanent de mauvaise entente ?
En tous les cas, il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous. Un belle pensée de Sartre qui m'est revenue à l'esprit ce soir.
A suivre...
Choisir. Choisir encore et encore... Certains diront que la vie n'est qu'une histoire de choix successifs, plus ou moins bons. Je serai bien tenté de tenir le même raisonnement, sauf que, ce soir , j'aurai apprécié ne pas avoir constamment à choisir entre tel ou tel aliment. Oui, je l'avoue bien volontiers : vu les goûts un peu spéciaux de nos invités de ce soir (l'un n'aime que la viande et l'autre que les légumes), je n'ai pas eu le cœur d'imposer quelque choix que ce soit. Et la plupart des choses présentes sur la table m'étaient "inoffensives", mais il restait des tentations. Un peu comme un rappel constant à mon état : je ne suis pas un maigre qui à n'a pas à se soucier de sa ligne. je ne suis qu'un gros en sursis. C'est encore et toujours l'apéritif qui est le moment le plus pénible ; à mes yeux, le repas est plus convivial que ce moment. Pourquoi s'ouvrir l'appétit alors qu'il l'est déjà ?Mais d'où peut donc bien venir cette habitude ? Il va falloir que je me penche sur la question un de ces quatre... En tous les cas, j'ai un peu mieux résisté que la dernière fois. J'ai même réussi à éviter le pain durant tout le repas ! Et pour le dessert, je me suis contenté de quelques morceaux de mon petit gâteau du lendemain matin. Des choix, encore des choix. Les bons, j'espère...
A suivre...
Ah non ! Trop c'est trop ! Convivialité ne doit pas forcément rimer avec obésité ! Enfin tout de même... Ce soir, sans vraiment me demander mon avis, il a été décidé que c'était soirée Pizzas ! Spontanément, je me suis alors mis en colère. Ce n'est pas le fait que cela tombe après une longue série de tentations-privations (et avant une nouvelle dés la semaine prochaine), mais plutôt celui qu'on ne passe qu'à manger des choses grasses ! Ras-le bol ! On ne peut pas se mettre à autre chose ? Je vous passe le fait qu'une fois encore, je vais jouer mon original-solitaire, et qu'on va encore me lancer de doux regards empreints de pitié et de jalousie. Je vous passe aussi celui qu'il me faut, à chaque fois, adapter ce que j'avais prévu initialement de manger. Mais bon sang de bonsoir : comment voulez-vous manger sainement si à la première occasion on se laisse aller au pire ?! Comment ? Alors bien sur ma colère a dérangé et c'est une bonne chose. Je pense que le message est passé. Bien sûr, pour ce soir, il était trop tard : les enfants prévenus, je n'ai pas le cœur de les décevoir. Mais j'ose espérer qu'une autre fois on tâchera de penser différemment. En fait, je suis en train de prendre conscience que mon régime n'est pas le plus dur : il va me falloir maintenant changer mon environnement. Et ça, c'est une toute autre affaire...
A suivre...
Huit heures du matin. J'ouvre la porte de la salle des professeurs. Après un bonjour tonitruant et avant d'aller vers mon casier, je les remarques à peine. Pourtant elles sont là. Une. Deux. Trois. Trois assiettes en plastique. Sur chacune d'elle un morceau de gâteau au chocolat a été posé. A proximité, quelques gobelets en plastique et du jus d'orange. Qui a amené ça ? Personne ne peut répondre.
Une heure plus tard, les assiettes étaient toujours là. Intactes. Pourquoi étaient-elles là ? Personne ne savait. Assis au loin, j'entendais leurs complainte sourdes et stridentes à la fois : "mangez-nous !". Non. Il n'est en pas question. Je ne ferai pas un seul pas vers vous. Ce n'est même pas vous résister : je vous méprise.
Lentement mais ostensiblement la salle devenait hantée : qui allait succomber à la folie gourmande ? Qui allait nous dire d'où venait ces parts de gâteau ? Qui allait faire cesser ces cris déchirants du glucose dégoulinant mêlé aux produits chimiques (oui, ces créatures n'étaient pas faites maison).
Soudain, l'une de mes collègues se lève. Sans un mot. Elle se dirige vers l'une de ces assiettes. Se verse un verre et dévore le premier morceau. Le sort fut immédiatement rompu. Les cris déchirants cessèrent : une âme de plus avait été gagnée par le diable-gourmandise. Un nouveau pacte venait d'être signé.
Une heure plus tard, à mon retour, les trois assiettes étaient vides. Elles reposent ce soir en la poubelle proche de la photocopieuse. Mais leur fantôme va longtemps errer dans cette salle. Hélas !
A suivre...
L'immense majorité des personnes interrogées sur le mot qu'ils associent à « régime » vous répondront « restriction ». Et bien pas moi... Je l'associerai plutôt maintenant à « choix ». Aujourd'hui, pas de tentation futile, rien que l'essentiel. Seul à la maison pour déjeuner ce midi, les escalopes de poulet ont obtenu un franc succés. Puis de l'eau, encore de l'eau... De retour à la maison vers 18h15, j'ai du passer mon habituel coup de fatigue sur la route. J'ai alors pris conscience que si, l'an passé, j'avais moins pris conscience de ce dernier, c'était peut-être justement parce que je n'étais pas à la maison à l'heure où il survenait. Par contre, j'ai le souvenir de somnolences inquiétantes au volant, justement en revenant du travail le soir. Comme quoi le régime n'a finalement pas grand chose à voir dans l'affaire !
A la maison, les quelques petites activités du soir ne m'ont pas laissé le temps de me poser devant le réfrigérateur pour me demander ce dont j'avais envie avant le repas. Il faut dire que les rayons ne sont plus tellement bien achalandées la veille des courses hebdomadaires : les tentations sont moindres. Alors le choix s'est imposé de lui-même : rien, si ce n'est un morceau de fromage (allégé). L'ennui est donc un ennemi mortel pour la ligne. C'est prouvé.
A suivre...
Jour 32 sans internet. Ce billet a donc été rédigé hors-ligne à la date indiquée. Mise en ligne le 03/02/08
Retour de la petite pause gourmande du samedi. Je n'ai pas pu y résister, même si l'écart ne fut pas énorme. Je pense que vais devoir l'intégrer comme une « soupape de sécurité » pour éviter tout autre écart de la semaine. Socialement, il est important puisque tous les professeurs travaillant le samedi matin s'y retrouve. D'un point de vue calorique, il est certes lourd côté glucides mais certainement moins côté lipides. Je sais que l'eau consommée n'y changera pas grand chose, mais je m'efforce de toujours amplifier son volume, histoire d'essayer d'équilibrer un peu les choses. Je n'ai plus l'envie de faire mon menu de la semaine, plus l'envie de me faire des recettes dédiées... Il va vraiment falloir que je me sorte de cette léthargie avant que de cruelles tentations réapparaissent et me fassent succomber. Je me sens faible vis-à-vis de cela en ce moment. Mais cela ne durera pas, j'en suis persuadé. Du moins, je l'espère...
A suivre...
Jour 23 sans internet. Ce billet a donc été rédigé hors-ligne à la date indiquée. Mise en ligne le 02/02/08
Je ne sais si c'est le fait d'avoir repris le travail, ou bien celui d'avoir repris un régime un peu plus suivi, toujours est-il que la faim et la fatigue de faim de journée sont de retour. Le lever n'est pas plus facile le matin, alors que l'endormissement est meilleur que pendant les vacances. Il est vrai que je n'ai pas encore repris de vitamines me matin. Peut-être est-ce l'explication principale de cette baisse de forme en fin de journée. En tous les cas, la journée fut longue et je n'ai pas vraiment eu le courage (ce n'est donc pas une question de volonté) d'être tenté par telle ou telle chose. Ce midi, à la cantine, thématique espagnole ! J'ai évité la classique Paëlla, tout en me contentant d'une escalope de poulet avec quelques légumes (et une cuillère de riz safrané). Les viandes commencent à être un peu monotones. Le retour des légumes à volonté demain tombe bien. En fait, j'ai du mal à vraiment m'en passer le midi lorsque je suis à la cantine. C'est donc à un régime un peu spécial que je me suis astreint ces quatre derniers jours. Pour quel résultat face à 78 kg ? La réponse, demain matin.
A suivre...
Jour 21 sans internet. Ce billet a donc été rédigé hors-ligne à la date indiquée. Mise en ligne le 02/02/08
A suivre...
A suivre...
A suivre...