après une longue période d'inactivité la fin de l'année ne se présente pas aussi longue que ça
Il était arrivé que le libraire avait lu une page d'un livre, page qu'il avait aussitôt arrachée, et qui n'était autre qu'un des enseignements dispensés par le tsar Andrei au jeune prince Andrei, son petit-fils:
Lorsque vous écrivez une lettre, Prince, ou un message, quoi que ce soit que vous adressez à quelqu’un, lorsque vous l’avez terminé, que vous en êtes satisfait, demandez-vous toujours si vous pourriez l’envoyer au même moment à quelqu’un d’autre. Si vous n’auriez qu’à changer le nom, l’adresse. Si oui, oubliez cette lettre. Ça n’en est pas une. Vous racontez votre vie, Prince, vous n’écrivez pas à quelqu’un. Recommencez ou abandonnez.
Lorsque vous serez bien familier de cette pratique, que plus jamais vous n’enverrez de lettres qui n’en sont pas, et cela prendra du temps, une décision s’ouvrira à vous. Pesez-la avant de la prendre car elle est de conséquence. Mais vous la soupçonnez déjà, n’est-ce pas. Déjà, vous commencez à vous dire : Et si j’agissais de même avec mes paroles ?
Imaginez, Prince. À chaque phrase que vous allez dire, que vous formulez, si vous vous demandiez : Pourrais-je la dire en ce même moment à quelqu’un d’autre ? et si, au cas où effectivement vous le pourriez, vous ne la disiez pas. Et si vous taisiez…
Rares seraient sans doute vos paroles.
Mais il peut se passer autre chose, mon cher Prince. Il peut se passer qu’en changeant le nom, l’adresse, ou la personne, vous vous rendiez compte par hasard que c’était à quelqu’un d’autre que vous étiez sur le point d’écrire, ou de parler. Et qu’une fois ce nouveau nom, cette nouvelle adresse, cette nouvelle personne découverte, vous ne puissiez plus en changer.
Alors là, surtout, envoyez.
Alors là, surtout, parlez.
Car vous n’aurez jamais été si courageux."
Le libraire, Régis de Sa Moreira
Tous les ans lors du salon Zen à l'espace Champerret, mes paradoxes sont à leur maximum.
Dans l’ensemble, je suis convaincue que manger plus sain est meilleur pour la santé, qu’avoir une pratique sportive aide à garder la forme (je ne fais évidemment pas référence aux sports en cage ou toute autre pratique qui diminuerait votre espérance de vie), qu’une bonne connaissance de soi et du monde aide à évoluer et à vivre bien parmi ses contemporains. Et bien entendu, je suis pour le développement durable et pour la biodiversité. OK, mais...
Mais voilà, tous les automnes à l'espace Champerret, je suis plongée dans un univers parallèle. Dans cette dimension, tout est excès. On mange des germes qui continuent à pousser dans notre ventre...c’est moi ou vous aussi ça vous fait bizarre de mettre un truc vivant dans votre corps (arrêtez de vous égarer bande de pervers) ? On s’habille (pas moi!) de lin et coton du commerce équitable certes mais mal taillés et beigeâtres (pas de lingerie sexy, passez votre chemin). On s’enduit d’huile du Brésil, on boit des boissons énergétiques du Pérou, on se soigne aux huiles essentielles de Madagascar, on goûte (non ne faites pas ça) du chocolat à la spiruline, on repasse 20 fois devant le stand des dattes fraîches d’Iran (orgasme garanti à chaque passage), on se fait masser les mains avec un stylo d’or (il est l’or Monseignor de dépenser le vôtre !), les pieds dans des chaussures japonaises avec plein de picots et de cailloux (recommandés par Fakir Corporation) , les lombaires dans des sièges en similicuir, le cuir chevelu avec un bâton terminé de fil de fer couleur cuivre (Mac Gyver aurait eu un succès fou sur ce salon)…
C’est le monde du rêve pour ceux qui croient à un monde miraculeux où ils découvriront la potion magique, le bol chantant aux propriétés cosmiques, la plante phénoménale qui les guérira de tous leurs maux et le monde des arnaqueurs partis s’approvisionner au bout du monde pour mieux exploiter les faibles d’ici et là-bas dans une grande fête qui dure 5 jours…
Je suis avertie, pire je fais partie des pourvoyeurs de rêves.
Et pourtant, je passe aussi de l’autre côté, celui des gogos qui ouvrent leur porte-monnaie.
Un massage shiatsu par-ci, un tatami d’appoint par-là et parce que je le vaux bien un sac à main cambodgien (j’en avais pas de ce style-là d’abord. Mais non, deux cents sacs ce n’est pas beaucoup)…
Le Pschitrose en pleine contradiction et ruinée !
me revoilà de retour
She's dying
She's coming from nowhere
expecting me and dreaming
she always give it all
and never ask nothing
but she's dying
she's dying
and dying
dying
we don't need to forget
she is and that's all
she wanted to be some else
in a delibrated life
but she's dying
she's dying
and dying
dying
Stretched
back on due
addicted
alived
but she's dying
she's dying
and dying
dying
but she's dying
she's dying
and dying
dying
...at all
ryan
Ma complexité
Religion convaincue pour bénédictions à peine inavouées
en liaison discrètes avec le peuple du bas
morale sacrifiée à grand coup de flexibilité
système échangeur de potentialité
remarques prises à part je ne sais que constater
réflexions désorganisées par formalisation
distillation des mes principes aléatoires
ma complexité reine, assurée par le sort de vaincre mon inanité
mon état hétérogène à engendrer la systémie
comment ne pas croire cette télépathie
quelle est la conclusion à cette acmé
politique du vide animé prescrite à grand coups de fables livrées
sur lies de romaines sans visage qu’on piétine
chimère véritable à subjuguer
dessein apraxique édifié à la longue
voies amorcées sur cette steppe dévastée
souvenirs aériens d’une clameurs déjetée
réveil effréné récidivant
ma complexité reine, assurée par le sort de vaincre mon inanité
mon état hétérogène à engendrer la systémie
comment ne pas croire cette télépathie
quelle est la conclusion à cette acmé
châtiments bien calibrés tirés du fond de ces sillons comblés
par des signes toujours plus ombrés
récompenses d’une vie en surtaxe
paroles inanimées en conflit
ni et ni sont fossiles en faubourg
inhalité progressive de lotions concept
mouvement durale idée infinie
ryan
Hier, une terrasse de café près de l’Eglise Saint Augustin, deux parisiennes, la quarantaine décomplexée.
- Amie : Au fait, il faut que je t’avoue…j’ai envoyé un sms à Paranomaniac, je le revois samedi.
- Pschitrose, regard lourd de sens (Mais putain de bordel de merde, qu’est qui t’a pris de reprendre contact avec ce fucking bastard ?) : pffffff ! Je peux savoir ce qui t’a pris ?
- Amie : Je l’ai rencontré par hasard.
- Pschitrose : Tu pouvais l’ignorer. Je te rappelle que ça s’est vraiment mal terminé la dernière fois et que les réactions de ce type t’ont fichu une peur bleue.
- Amie : Je ne pouvais pas l’ignorer, on s’est pratiquement rentré dedans…
- Pschitrose : Bonjour, au-revoir aurait suffit, tu ne crois pas ?
- Amie : …Il m’a émue…
- Pschitrose, le sourcil levé, le regard narquois : Tu veux dire que tu avais envie de baiser.
- Amie, mine déconfite :…oui :(
Regards complices
Eclats de rire
Ah ! Les filles…
LE FUTUR REPONDEUR TELEPHONIQUE DES
GRANDS-PARENTS
"Bonjour, nous ne sommes pas là pour le moment mais vous pouvez nous
laisser un message après le bip sonore
-Si vous êtes l'un de nos enfants, tapez 1
-Si vous avez besoin qu'on vous garde les enfants, tapez 2
-Si vous voulez qu'on vous prête la voiture, tapez 3
-Si vous voulez qu'on vous lave et repasse votre linge, tapez 4
-Si vous voulez que les petits dorment à la maison, tapez 5
-Si vous voulez qu'on aille les chercher à l'école, tapez 6
-Si vous voulez qu'on vous prépare des gâteaux pour dimanche,tapez 7
-Si vous voulez venir tous manger à la maison, tapez
8
-Si vous avez besoin de sous, tapez 9
J'ai vu District 9 hier après midi et suis ressortie mal à l'aise.
J'avais pris soin de ne lire aucune critique avant d'aller voir le film et j'ai été plutôt surprise du côté doc au début, accentué par le tournage caméra à l'épaule.
Mais très vite, la caricature des personnages a commencé à m'énerver.
Vouloir utiliser une trame sociale et politique évidente, l'apartheid, les camps de réfugiés, le traitement de l'immigration clandestine, la xénophobie, OK ! Pourquoi pas ? Mais tout mélanger et en faire trop dessert finalement le propos.
Pour démontrer que le racisme est inhérent à l'humain, le réalisateur Neill Blomkamp, et le producteur Peter Jackson (le rôle d'un prod aux states est bien plus important qu'en Europe dans la réalisation d'un film) prennent bien soin de nous montrer des femmes et des hommes noirs, qui -il n'y a pas si longtemps- subissaient l'apartheid, tenir des propos haineux et xénophobes envers la population extraterrestre.
Le gang des Nigériens exploite l'addiction des aliens pour la pâté pour chat. Ok faire un parallèle avec la drogue. Mais en introduisant ici un élément comique, Blomkamp ne fait que rendre le propos encore plus confus.
De plus, on ne sait pas vraiment où se situe le personnage principal, Wikus, joué par Sharlto Copley qui nous livre une interprétation hallucinante de bout en bout, bureaucrate impatient de faire ses preuves et de devenir un héros devant la caméra. Est-il couard ou courageux ? Le reportage laisse entendre qu'il fomentait de longue date une action de sauvetage des aliens ; idée appuyée par la scène dans laquelle il tente de calmer ses hommes afin d'éviter qu'ils ne tirent à la moindre escarmouche. On croit comprendre et on se dit que ce n'est finalement pas un pauvre type. Trop rapide conclusion. Confusion à nouveau lorsque la scène suivante le montre avortant les œufs des aliens et exultant aux "pops" des œufs qui explosent sous la chaleur du lance-flame...
Wiskus n'est pas sensible à la condition des extraterrestres. Il ne se met de leur côté qu'après avoir été contaminé par un fluide qui le transforme petit à petit en alien.
Trop de flou sur le personnage principal, confusion des genres et manichéisme des personnages.Pourtant, j'ai bien aimé District 9 !
D'abord parce que je suis bon public, ensuite parce que Wiskus devient humain en se transformant et en découvrant le sort réservé aux aliens au 4ème sous-sol de son département d'intervention le MNU...
J'ai surtout été touché par l'Alien Christopher Johnson et son fils.
Evidemment au début du film, les aliens sont montrés de manière à obtenir une réaction de rejet et de peur. Crevette/cafard géant c'est pas top sexy...
Mais Christopher devient attachant dans son combat pour survivre et sauver son enfant. Il prend conscience qu'il est le seul à pouvoir sauver les autres aliens du sort qui les attend dans le District 10, et surtout à pouvoir les sauver des expériences génétiques (référence aux camps de concentration ; encore un mélange des genres)
Les images sont magnifiques, surtout lors des scènes de combat. J'adore les combats, j'étais même totalement immergée dans le feu de l'action à ces moments là. C'était terriblement angoissant. Surtout à la fin, lors de la scène de l'encerclement du MNU par le gang des Nigériens - chaud chaud pour Wiskus. Puis lors de celle de l'affrontement entre Wiskus/Meca et le groupe super musclé débordant de testostérone des MNU.
Fin ouverte qui laisse présager un numéro 2, qui prépare une route royale pour le numéro 2 et les suivants. Ca sent la saga...Pschitrose
qui vous souhaite un bon dimanche